Moderateur FANLOEB
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En 1997, Dominique Heintz était le premier à croire en Sébastien Loeb. Aujourd'hui, le Soultzois est associé avec le champion dans une structure privée qui court au plus haut niveau mondial. Comme au premier jour, l'ambition est intacte, l'envie communicative.
La maxime de Pierre de Coubertin, il l'a faite sienne. « Plus haut, plus vite, plus fort », telle était la devise d'Ambition Sport Auto, équipe qui s'était fixée pour objectif - complètement fou - d'amener le petit Loeb, alors électricien en bâtiment, sur le toit du monde.
Dominique Heintz est du genre têtu. « Une tête en bois », comme le qualifie gentiment le pilote aux 58 succès en WRC. Cet obstiné a en tout cas de la suite dans les idées. Non content d'avoir rempli sa mission voilà plus de dix ans, le concessionnaire Vulco de Soultz-sous-Forêts a replongé dans le grand bain.
Relation de confiance
Depuis le début de l'année, Heintz a pris des parts, en compagnie de Loeb, dans la structure haute-marnaise PH Sport, spécialisée dans la préparation de voitures de rallye et actuelle « prestataire de services », selon ses termes, pour le Citroën Junior Team, soit l'équipe B de la marque au double chevron. Concrètement, son équipe est chargée de l'exploitation sur le terrain des C 4 de Kimi Räikkönen et de Dani Sordo ou de Sébastien Ogier.
« Tout a débuté en fin d'année dernière, quand Bernard Piallat, le patron de PH Sport, a contacté Seb, rappelle Heintz. Son associé des débuts avait émis le souhait de se désengager à moyen terme. Il cherchait de nouveaux partenaires financiers. Seb m'a demandé ce que j'en pensais. J'étais tout de suite emballé. »
Il faut dire que la relation de confiance avec Bernard Piallat était établie depuis belle lurette. Une rencontre fortuite dans une station-service de Mâcon, courant 1997, avait marqué la genèse de l'aventure. Rapidement, Piallat et PH Sport ont préparé les petites autos du futur crack : une Peugeot 106 1 600 cm³, puis la Saxo Kit Car et enfin la Saxo Super 1 600, avec laquelle Loeb est titré champion du monde juniors en 2001.
« Reconversion active »
« Seb et PH Sport ont en quelque sorte suivi la même trajectoire exponentielle, précise Heintz. Leurs chemins se sont séparés quand Citroën a pris le relais, sans pour autant se perdre de vue. Et comme Seb avait doucement envie de préparer une reconversion active dans le sport auto, la proposition de Bernard est tombé au bon moment. »
Réunis dans une société, baptisée Sébastien Loeb Racing, le pilote et son mentor ont donc rejoint Bernard Piallat pour écrire une nouvelle histoire.
« Il s'agit pour moi de la continuité de 1997, précise Heintz. J'aimerais qu'un jour, on puisse découvrir un nouveau champion et l'aider à atteindre le haut niveau. Seb partage les mêmes envies. En dépit de son emploi du temps chargé, il est déjà très impliqué. Il souhaite qu'on l'informe du fonctionnement de la structure et des grandes décisions. »
Trois jours par semaine, Dominique Heintz se rend à Chalindrey, entre Langres et Chaumont, au siège de l'entreprise qui emploie plus de trente personnes. L'homme travaille sur plusieurs fronts : les relations avec les clients privés, qui peuvent "louer" une voiture pour une course, la détection de nouveaux talents, à l'image du jeune Mathieu Arzeno qui a fait des débuts prometteurs en Championnat du monde juniors en Bulgarie, mais aussi le développement de nouvelles activités.
« Ne pas se fixer de limites »
« PH Sport a fait son trou dans le monde du rallye, l'idée est désormais d'explorer d'autres pistes, comme le circuit, notamment pour Seb le jour où il aura raccroché sa combinaison Citroën », ajoute Heintz.
Jusqu'à envisager une participation aux 24 Heures du Mans sous la bannière PH Sport ? « Pourquoi pas !, s'enthousiasme-t-il. On va commencer plus petit, mais on ne va pas se fixer de limites. Avec Seb, de toute façon, on ne peut pas s'en fixer. » Dominique Heintz est bien placé pour le savoir.
Séb.K. Dernières Nouvelles d'Alsace 29/07/2010
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